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I comme

Ce n'est comme si j'avais jamais eu quelque chose à vous dire

20 Novembre 2013 , Rédigé par T.B. Publié dans #Poèmes

 

Ce n’est pas comme si j’avais jamais eu quelque chose à vous dire,
Ce n’est pas comme si j’avais jamais eu quoi que ce soit à vous dire.

 

Ce n’est pas comme si les choses pouvaient se partager entre nous,
Ce n’est pas comme si nous avions pris un départ commun.

 

Nous nous sommes retrouvés, là, plutôt qu’ailleurs
Voyageurs venus de trains différents, sur le même quai
Ne parlant que la même langue,
Que pouvait-on espérer ?

 

A force de trop se côtoyer, on en oublie de se connaitre.
A force de trop se voir, on en oublie de se pardonner.

 

J’ai mon ardoise, vous avez la vôtre,
Vous avez vos sentiments, moi je n’en ai pas.

 

A la vérité j’ai une maladie bien trop profonde pour qu’on puisse la déceler,
Bien trop profonde dans mon silence.

 

A la vérité, ce n’est pas une maladie, et vous aussi vous souffrez
Bien trop discrets pour vous en rendre compte.

 

Arrêtez de me questionner, arrêtez de vous intéresser à moi,
Il y a bien longtemps que je ne le fais plus.

 

Les petites négligences de l’habitude

 

Je cherche une inconnue pour m’obséder
Je cherche un vol migrateur
Je cherche une tombe où est inscrit mon nom
Mais je retombe toujours affalé sur mon nombril
Sombre île qui sombre dans un glouglou de sable

 

Les petites négligences de l’habitude

 

Il me semble maintenant que tout ce que j’ai jamais dit était vain.
Forcément, je l’enrobais toujours d’une légèreté que je voulais trompeuse.

 

J’ai envie de crier des choses absurdes que j’estime
Mais je ne dois pas me taire en présence des bons interlocuteurs

 

Je m’épuise en prolégomènes, ne sachant trop si c’est une victoire ou non

 

Petit, je jouais beaucoup aux Lego.
C’est ce qu’on dit. Je m’en souviens, mais je me souviens aussi d’autres choses. D’une ligne sombre déjà.

 

Loin de la poncive ambivalence entre ombre et lumière ; sombre seulement parce que n’y regardait que moi.

 

Je voudrais offrir ce qui gît là. Les oreilles sont rares. Du moins, je n’en trouve pas.

 

Ce n’est pas comme si j’avais réellement une chose à dire.
Plus je pense, plus tout s’étale.

 

J’ai trop de mal à fixer mes phrases. Parfois l’alcool m’aide.
J’ai trop de mal et à oublier et à me souvenir.

 

A mes vieux compagnons, je tenais à vous.
Que ne tintes-vous à moi ?

 

Cette route que nous parcourûmes avec chance inégale,
N’est-elle pas un gage suffisant ?

 

A la vérité, les alliances s’émoussent.
Les serments se délient, faute d’avoir été jamais prononcés…

 

Et comme je n’ai jamais rien dit,
Et comme je n’ai jamais rien osé.

 

Unique coupable et seul juge.
Seul, coupable, et inique juge.

 

Je n’en ressens même aucune tristesse.

 

Je suis las, si las.
Charybde, que ne viens-tu pas ?

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