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I comme

Poéticomaton 9/10/2014 - 18h37

9 Octobre 2014 , Rédigé par T.B. Publié dans #Poèmes, #Poéticomaton

mange la route perds le chemin

les orages

sont arrivés

n'imagine rien perds le nord

le bleu du ciel s'est déversé dans la mer

nous autres humains appelons ce phénomène la nuit

la mer l'a avalé

elle en a nourri le cœur et les larmes de ses coreligionnaires

elle l'a placé sous la dent du requin qui chasse

crains la perdition perds la boule

roule ta bosse et rosse

rosse les ânes qui broutent les fleurs fanées inculque

leur le respect des choses et la beauté

te sourira

elle penchera son décolleté sous tes yeux et

tu n'auras plus qu'à saisir la vue qui s'offre à toi

suis la courbe perds ta voix

tu te ratrapperas sur les cordes des doigts

tu apprivoiseras de nouveaux instruments

sauvages

tu seras l'Orphée des clairs de peau

tu seras l'aède des temples

fermés

celui-là qui joue pour le rossignol un chant médiocre

est plus admirable qu'un muet résigné

trace ta route perds le sens de la réalité

sous ta plume il y a l'univers

et les gouttelettes des étoiles qui

s'éparpillent

le velours sombre de la nuit est un changement de thème

il faut y écrire en blanc

ses exploits

tu poseras ton oreille sur la mousse

pour écouter le battement d'ailes des chauves-souris

et la vie des fourrés

le saule et le fusain leurs chevelures

te murmureront et la pluie et le beau temps

qui s'en va

comme le radeau de pétales d'une jeune Ophélie

il y a dans tout œil une larme qui sommeille

et concommitamment

l'arc de la joie bandé n'attendant qu'un signal

loisible à toi, ô promeneur de l'époque humaine

de glisser sous les couvertures ou de te lover dans la solitude

d'une boiserie isolée

vas, je ne dirai rien

aux nuages aux papillons aux tramways ni aux hommes qui les montent

de cette jeune fleur dont tu n'as point saisi les mamelles

à y boire une nouvelle Rome

certains choisissent la discrétion d'être au monde

préfèrent marcher encore

et ne même pas détourner les yeux vers

déroulées en contrebas, les avenues avenantes des ports

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