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I comme

beuaaargl

18 Novembre 2016 , Rédigé par T.B. Publié dans #Poèmes

 

Ainsi commença l'époque des grands bouleversements : par des petits ajustements invisibles. Rentrer dans l'ordre, combler les attentes, se conformer aux désirs. Bref, surtout ne pas dépasser d'un orteil ! C'est qu'en ce monde, il y a des gens partout qui vous regardent, et pas toujours d'un oeil complaisant, aussi faut-il s'efforcer de bien paraître, d'avoir l'air cool et bien comme il faut, ou bien sexy. Se faire valoir auprès des désirés ; être impeccable vis-à-vis de sa hiérarchie ; contenter sa famille.
Le travail commande la conscience professionnelle mais je ne dois rien de plus à mon patron, qui est objectivement mon adversaire dans la jeu social, que le strict minimum qui me permet de garder mon salaire ; je ne lui dois aucun scrupule ni remords. Je n'hésite pas à pratiquer le sabotage.
La famille aussi vient réclamer sa part : il faut devenir propriétaire parce que payer un loyer c'est une innommable erreur d'investissement, un gâchis financier, une hérésie commise face à la grande loi de la fructification du capital. Ensuite viendra le tour du mariage et des petits-enfants.
 

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Rien ne va plus, époque de la dépression. L'énergie c'est fini, plus de tension sur le réseau, la motivation un concept creux, il ne reste que l'usure des heures qui passent.
D'où ça vient ? Une vie impossible (être heureux?), un travail impossible, c'est peut-être stimulant pour certains mais moi j'en ai marre de me promettre de relever des défis et de ne pas y arriver. C'est dans la tête tout ça, et puis on somatise. C'est d'abord l'espoir qui flanche, puis la mécanique de l'habitude qui vous laisse tomber, même la routine devient fastidieuse.

Très peu pour moi le gardiennage scolaire, j'ai d'autres ambitions. Si je préfère ravaler mon salaire que mes ambitions c'est sans doute que je puis me le permettre. Un point c'est tout. Et il n'y aurait rien à ajouter.

Deux yeux mais pas de perspectives.

 

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