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I comme

Vice de procédure

5 Décembre 2013 , Rédigé par T.B. Publié dans #Poèmes

 

Electricité aux agrumes, pamplemousses d’azur, les étoiles, les cadres, les anonymes rencontrés, définis par escorte, brumeux aux bordures, riches des confins sémantiques, parloir pubère, machette banc public, neige à pourfendre, à ratisser, homoncules gros Jean par devant, parodiques périodiques, simulations bergères, atomes atones étonnés.

 

Le cap sur minuit : que festonnent les théâtres !

Une dragée de souk et une perle de déglutissement ardu et vénéneux comme une salive d’oubli, une pommade du temps qui ne passe pas, qui glisse vers l’abîme des grands perdus. Là où tout se paye d’avance, et cash encore, une main tendue en corbeille pour la quête et l’autre sur le cœur d’or massif. On se croirait à l’église, dans la rutilance d’un paradis milliardaire. L’alcool a toujours été l’allié indéfectible des pouvoirs. Perdus les siècles à venir, perdus d’avance et ne t’y risque pas : au couplet final. Même l’art est en danger aujourd’hui, il a perdu son irréfragable liberté au profit des économies d’échelle et de marché.

Range ton verbe dans ta sacoche, baroudeur des vers, il n’y a plus de place pour toi dans ce monde que nous construisons par biftons. Bifton, bifteck, biffe les mentions inutiles de l’esprit !

Attends, réfléchis, ne calcule pas ! Ne gaspille pas ta haine, on ne t’en donnera pas d’autre, conserve-là dans le trésor de ta chair, comme un dernier recours.

 

Il m’avait semblé apercevoir une lueur à l’horizon, mais ce doit être un autre tour de ce charlatan soleil qui n’a plus que des adversaires.

 

De ma fenêtre barrée, j’ai vu passer les témoins des consciences.

Bombe ton sexe, on cache les visages désormais – désolé tu dormais ? c’est l’insigne des nouvelles magistratures, saisis ta chance, toi qui disais jamais n’en avoir eue, comme une pulpe de séquoia. Les oiseaux, décapités, portent des panneaux magnifiques :

Alost                                       15 Km

Gilette mach 115, le rasoir ultime

Choisissez un métier d’avenir :
 devenez conservateur !

Dr. Ibañez, pédiatre

Les académies sont descendues dans la rue, rien ne va plus. Les condamnés à mort se récapitent et partent à la guerre ou militent pour la paix, ce qui revient au même. La seule paix, c’est d’avoir éliminé tous ses ennemis potentiels.

Chicon gratin et grosses légumes à l’opéra, pour la pastorale de Balavoine. La politique à micro ouvert, en microsystème, comme un microcosme, cosmétique de l’ennui, là, tout au bout de la séduction où les slogans sont des orgasmes dodécaphoniques. Les musiques de la gloire épanchent leurs sentiments dans les ascenseurs, la pudeur est une idée ancienne, et les catholiques outragés ne quittent plus leurs cervelles cloisonnées bien étanchement. On vote comme on pisse, par habitude et presque par mégarde, les églises comme un palmier au milieu de la main. Amenez les sécateurs, sénateurs !

 

Ce n’est rien, calmons-nous, tout va bien. La terre tourne en rond, alors pourquoi s’inquiéter que l’humanité en fasse autant ?

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Charp 09/12/2013 10:51

Savoureux et jouissif. De belles ouvertures. Moi qui m'en allait vers la douche lorsque je vis cette adresse... me voilà rafraîchi et pimpant neuf du verbe. M'en vais refaire un tour vers le cahier...